Celle qui nous a fait nous rencontrer – Partie 1

Tout m’appartient : l’histoire, les personnages,… Tous droits réservés.

Certains lieux sont inspirés de lieux déjà existants.

Le point de vue ou l’idéologie de mes personnages ne reflètent pas (focément) celui ou celle de ma personne.

Je suis désolée s’il reste des incohérences.

Elle est composée de 6 parties, sans compter les bonus que j’ai prévu d’écrire.

En espérant que vous aimerez,

Bonne lecture!

Première partie :

« A ceux qui aiment à en mourir… »

Celle qui nous a fait nous rencontrer :

Devant la boutique qu’il désirait depuis plusieurs années, Vincent signa les papiers administratifs avant de les rendre au vieillard. Enfin. La boutique était à lui.

Le premier lieu où il l’avait rencontré. Lui, le blond de ses rêves. Celui qu’il avait aimé plus que tout. Alexander Weargrive.

Un jeune homme qui s’était emparé de son cœur et qui l’avait, de la façon la plus cruelle qui soit, brisé en des milliers de fragments. En un cœur irréparable.

Il revint à la réalité, loin de ces pensées nostalgiques, lorsque l’ancien propriétaire le salua avant de s’en aller.

Il observa quelques minutes l’entrée plutôt séduisante de cette petite boutique, rappel des vestiges du passé. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres fines.

Des murs faits de jolies pierres, une grande porte en bois et un petit écriteau également en chêne où il y avait gravé : « Boutique de souvenirs ». Simple mais beau.

Aucune vitre ne laissait distinguer l’intérieur ; rendant le tout mystérieux.

La majorité des clients qui poussait la porte était attirée par la curiosité de découvrir les merveilles cachées de l’antre.

Mettant fin à sa contemplation, il pénétra à l’intérieur avant de se figer.

Rien n’avait changé. Tout était comme dans ses souvenirs.

Sur sa gauche, des étagères remplies de babioles, de vaisselle et de décorations.

Une fenêtre laissait les rayons du soleil éclairer les multiples objets d’époques variées.

Au centre, il y avait un comptoir assez récent, où des papiers et stylos étaient entreposés en désordres. Et derrière, deux étagères. La première était dédiée aux thés de différents pays et la seconde était une bibliothèque bien garnie.

Le côté droit de la pièce était composé de meubles et de cartons où traînait des objets en verre.

Les murs quant à eux, étaient recouverts d’horloges et de cadres. Et du toit, des lampes et un bocal avec un poisson nageant pendaient. Tous ces éléments rendaient l’endroit magique. Surtout pour ceux ayant un cœur d’enfant.

Vincent sursauta lorsqu’un chat sortit de nulle part, bondit pour l’accueillir tout en miaulant.

Le jeune homme se baissa et le caressa affectueusement.

Laissant le chat, il regarda l’heure affichée sur sa montre au poignet. Il soupira ; il était temps qu’il se mette au travail pour pouvoir ouvrir le lendemain la boutique.

Il sortit un miroir de poche et s’observa.

Lui par contre, il avait bien changé pensa-t-il. Sans doute à cause du chagrin ressenti depuis quelques années.

Plus aucun piercing n’ornait son visage ; ses tatouages restaient inapparents sous son costume-cravate, fermé jusqu’au cou. Les traits de son visage étaient tirés. De grosses cernes avaient pris place sous ses yeux et il semblait qu’elles ne voulaient plus le quitter.

Son teint était pâle, bien trop pour être joli. Son nez légèrement bossu, depuis le coup qu’il s’était pris à cause d’un fichu quiproquo. ses cheveux bruns aux mèches indomptables.

Ces sourcils étaient à présent froncés, la majorité du temps. Mais pour lui, le pire restait ses yeux.

Il avait un regard hanté et meurtri. Chose qui le ramena à la dure réalité.

Il repensa à une citation vue et revue dans des bouquins et films : « les yeux sont le miroir de l’âme ». Triste et agaçante vérité.

Il soupira de lassitude.

Tout d’un coup les clochettes de la boutique retentirent, surprenant le brun.

Une enfant âgée d’environ huit ans apparut à l’entrée.

Une jeune fille qui semblait venir d’une époque lointaine. Elle ressemblait à une poupée de porcelaine.

Le visage arrondi de l’enfance, de grands yeux de couleur bleu ciel, un petit nez, des lèvres roses, les joues rougies par le froid d’automne.

Ce beau minois était encadré par de longs cheveux noirs.

Mais ce qui retint l’attention de l’homme, fut la longue robe rouge en soie avec bon nombre de froufrous ; rappelant les robes du temps où les rois dirigeaient le monde.

En le voyant, la jeune fille s’arrêta nette avant de demander d’une douce voix :

« – Bonjour monsieur, savez-vous où se trouve monsieur Gilbert ?

Il lui fallut quelques secondes avant de comprendre la question et d’y répondre.

– Bonjour. Monsieur Gilbert est parti à la retraite. Il n’est donc plus le propriétaire… Il m’a cédé la boutique, il y a… Je dirai une demie-heure, nous avons signé tous les papiers de propriété.

Les sourcils de la fillette se froncèrent. Ses yeux ne quittaient pas l’homme en face d’elle, observant ses moindres mouvements. Il avait l’impression de se faire analyser.

Il déglutit.

– Il ne m’a pas prévenu…

Vincent prit un air désolé.

– Ah, désolé. Vous venez souvent ?

Sans hésitation, la mineure répondit :

– Oui. Je suis une cliente régulière. Je passe chaque mardi et vendredi en revenant de mes cours du soir. Il ne m’a donné aucune information concernant le changement de propriétaire… Certainement un oubli de sa part. La boutique est fermée ?

– Oui, puisque je viens d’arriver, afin de m’y habituer pour que je prenne mes marques.

– Je suis désolée du dérangement. Je vais de suite m’en aller. Oh, et bienvenue !

Vincent était surpris . Elle semblait mature pour son jeune âge ; que ce soit par sa façon de s’exprimer ou encore par sa façon de se tenir droite, la tête haute, mais avec respect.

– Oh, non. Ne partez pas ! Vous n’êtes pas dérangeante. Et je ne voudrais pas gâcher vos habitudes…

Elle lui fit un sourire de remerciement et lui tendit la main :

– Éléonore Dumarché, et vous ? Les horaires vont-elles changer ?

Il prit délicatement la main tendue et la serra doucement ; surpris par la douceur et la froideur des doigts de l’enfant.

– Vincent. Je m’appelle Vincent Mark. Enchanté. Je ne pense pas changer les horaires. Ce serait gênant pour les habitués.

– Je vois, merci et de même, je suis ravie de faire votre connaissance. Ah, et pouvez-vous… Hum…

Vincent rougit en se rendant compte qu’il tenait toujours sa main dans la sienne.

Il la relâcha.

– Merci. »

Elle se dirigea ensuite vers la bibliothèque, regarda les livres qui s’y trouvaient, en choisit un, et le feuilleta.

Vincent cessa de la suivre du regard et vaqua à ses occupations.

Une vingtaine de minutes plus tard, Éléonore partit le livre récemment acheté sous le bras.

Vincent soupira de nouveau.

Il ne savait pas pourquoi mais l’impression de connaître l’enfant occupait ses pensées. Elle lui semblait si familière que c’en était troublant. Quelque chose chez elle lui rappelait quelqu’un. Ses yeux s’agrandirent sous le choc. Elle lui rappelait un certain blondinet… Était-ce un tour que son esprit lui jouait ? Il n’en savait rien. Et depuis longtemps, il avait abandonné de discerner le vrai du faux.

Mais si c’était vrai ? Un frisson d’effroi traversa son échine dorsale. Cette enfant devait souffrir.

Il se pinça les lèvres. Il ne devait pas s’en mêler. Mais, et si elle souffrait vraiment ?

Il donna un violent coup de pied dans le comptoir tout en criant diverses injures.

Vincent ne pouvait pas rester simple spectateur. Pas encore une fois. Il le refusait. Il était hors de question que la fin soit la même. Il ne le supporterait pas. Pas cette fois. Son cœur le lâcherait sans aucun doute.

A suivre dans la prochaine partie…

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2 Comments

  1. YungsunFF

    Je dois avouer que cette première partie de l’histoire m’a paru manquer d’intérêt. Mais on finit sur une bonne impression ! J’ai surpris un petit frisson dans mon corps en même temps que celui de Vincent mdr !!

    Et on finit par l’élément qui pique notre curiosité, alors ça va c’est cool 😀

    1. noemie bt

      Merci 😀
      Oui, je voulais que sa commence doucement en plantant quelques graines pour qu’on en apprenne sur l’intrigue petit à petit ~ C’est juste le début pour mettre en place la situation, la présentation des personnages et le lieu 😉
      Contente si au final, ça va tu as assez bien aimé !