Celle qui nous a fait nous rencontrer – Partie 5

[- Je t’aime Vince, i love you ! »]

Bonne lecture !

Vincent laissa couler les larmes le long de ses joues. Comme d’habitude ces souvenirs étaient douloureux.

Il aurait tellement aimé pouvoir changer les choses. Retourner dans le passé et prendre son ange dans ses bras. L’embrasser et fuir. Fuir loin de tout.

Il n’arriva pas à fermer les yeux de toute la nuit.

Le brun passa le dimanche au lit.

Le lundi, il arriva en retard à la boutique. Heureusement pour lui, aucun client n’était encore arrivé. Il s’occupa pour ne penser à rien. Tentant désespérément de se changer les idées.

Le lendemain, Éléonore arriva dans la boutique, un grand sourire aux lèvres. Elle lui sauta dessus et le serra contre elle. Vincent mit un moment à comprendre et à lui rendre son étreinte.

« – Merci Vincent !

Vincent souriait, heureux pour cette enfant à la bouille adorable.

– Inutile de me remercier… Je suis heureux de te voir..

Éléonore ria. Un rire cristallin. Un rire d’enfant.

– Si, mille mercis ! Grâce à toi mes parents et moi avons beaucoup parlé ! Ils se sont excusés. Ils ont promis pleins de choses et font tout pour tenir leurs promesses… Tout n’est pas réglé, mais c ‘est plus que j’ espérais… Avec le temps ça ira mieux ! Merci de m’avoir écoutée… Et surtout merci de leur avoir botté les fesses !

Ils éclatèrent de rire.

Durant une bonne heure, ils parlèrent de tout et de rien. Profitant de la compagnie de l’autre.

Éléonore baissa les yeux avant de lui demander d’une voix douce, comme si elle s’adressait à un animal blessé.

– Lorsque je t’ai rencontrée la première fois, je t’ai trouvée au premier abord louche… Puis triste… Tu semblais mal… Vraiment.. Avec ta pâleur j’ai crue que tu allais t’écrouler d’un moment à l’autre. Mais non. Tu semblais fort et fragile. Je ne savais pas trop comment agir. J’avais peur de dire quelque chose de maladroit. Je ne savais pas sur quel pied danser avec toi. Et on a parlé. Rien de mieux que la communication ! Je me suis vite attachée.. Tu es comme un grand frère… C’est vraiment bien !

Vincent prit peur. Ce discours lui rappelait celui d’Alex… Il prit Éléonore dans ces bras ; celle-ci surprise ne bougea pas, ne comprenant pas la soudaine panique sur les traits de son ami.

– Vincent ?

– Je suis désolé…. Tu ne… Tu ne vas pas faire ça tout de même ? Rassure-moi, c’est pas un discours d’adieu, dit…

La fillette comprit. Elle le serra en retour.

– Bien sûr que non ! Je ne ferrai jamais ça, d’accord… !

– Tu mens pas… Dit… Dit-le !

Vincent se sentait vraiment mal, nauséeux. Il avait du mal à réfléchir, à avoir la moindre pensée concrète.

– Je te le promets. Jamais, promis !

Ils restèrent enlacés quelques minutes puis s’écartèrent. Éléonore ne savait pas quoi dire. Le silence s’élargissait devenant gênant. Elle prit son courage à deux mains.

– Tu veux en parler ?

Vincent tourna la tête vers elle.

– Je n’ai rien à dire.

Éléonore fronça les sourcils.

– Tu peux tou-

Vincent la coupa agacé.

– J’ai dis que je n’ai rien à dire !

Éléonore sursauta.

– D’accord… Je vais te laisser. Mes parents m’attendent. Salut.

Elle fuit rapidement.

Vincent grogna.

– Merde ! »

Il se massa le crâne, le manque de sommeil se faisait ressentir. Il s’en voulait. L’enfant n’avait pas à subir ces humeurs.

Il s’installa sur le comptoir et essaya de faire une sieste.

« – Je t’aime Vince, i love you~ ».

Vincent se leva en sursautant, le souffle court.

Il mit du temps à se rendre compte que ce n’était qu’un cauchemar. Son corps était en sueur.

Il s’était endormit sur le comptoir. Il soupira dépité. Au départ, il voulait juste faire une sieste de deux-trois heures.. Pas dormir plus de 13 heures.

A suivre…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*