Rivalité éternelle

Au rendez-vous : humour, romance, chips,…

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Bonne lecture 😀

J’étais en plein rendez-vous amoureux avec ma petite amie : Sasha Brauss. On se promenait en prenant tout notre temps. On longeait les barrières de sécurités d’un parc pour y rentrer.

Sasha s’arrêta tout d’un coup de marcher, me fit un sourire stupide, et pointa du doigt, un chien en train de libérer sa vessie sur des chaussures en cuir, d’un homme vêtu d’un costume trois pièces qui était au téléphone.
Quand cet homme eut enfin remarqué le crime commis par ce brave toutou, on avait cru qu’il allait pleurer. Il était rouge de honte et de colère.
Le chien lui tourna autour quelques instants, sa queue bougeait à grande vitesse tant il était heureux de s’être trouvé un partenaire de jeu. L’homme d’affaires perdit patience et poursuivait l’animal, qui lui s’amusait comme un fou, tout en hurlant des jurons.

On explosa littéralement de rire. Surtout Sasha qui après avoir assisté à cette scène, était complètement hilare. Je souriait bêtement à l’entente de son rire si unique, si drôle et si contagieux.

Quand enfin on se calma, on s’asseya sur un banc en bois, dans le parc. Celui-ci était par ailleurs envahi par plusieurs bambins adorables jouant à divers jeux.
Ma douce et belle Sasha, enfin posait, se jeta sur son paquet de chips, tout en murmurant :

« – Tu m’avais manqué, j’ai crue mourir sans toi…. »

Bien qu’elle se goinfrait et s’en mettait partout, son côté enfantin la rendait si adorable, à croquer… Au sens propre comme au figuré.

Je la regardais mangée, la contemplant sous toutes les coutures, avec envie. Elle était si absorbée pour manger….

Elle se tourna brusquement vers moi et me dit d’un ton menaçant:

« – Inutile de le fixer de la sorte. Je ne t’en donnerai pas! »

Ah~ Dommage qu’elle soit aveuglée par la gourmandise.

« – Idiote ! J’ai jamais dis que j’en voulais!
Je te regardais car je pensais que tu étais mignonne. »

Je me détournais alors d’elle d’un air boudeur en ajoutant :

« – T’es vraiment pas romantique ! »

Elle rougit légèrement, puis mis son bien dans sa poche, prit mon visage en coupe, et déposa délicatement ses lèvres humides sur les miennes avec tendresse. Le baiser s’intensifiait et avait un arrière goût de chips. On dû se séparait à bout de souffle.
Mon visage prit une teinte rouge vif.
Elle me chuchota d’une voix suave aux creux de l’oreille :

« – Désolée mon Conny-chéri, tu me pardonne? »

Elle me regardait droit dans les yeux; ceux-ci brillaient étrangement et je pouvais y lire de la peine mais aussi de l’amusement. Deux émotions contraires. C’était fascinant.
Nos corps se frôlaient et je sentais sa poitrine contre mon bras. Mon cœur battait si rapidement. Le peu de distance entre elle et moi n’arrangeait pas mon état : mon arme de guerre commençait à se réveiller dangereusement.

« – Cool! On peut rentrer maintenant ? J’ai envie de… Tu vois ce que je veux dire non?  »

Tout en parlant, elle c’était léchée la lèvre inférieur d’un air provocateur.

« – Bien-sûr, tout de suite !! »

J’avais répondu avec empressement, ravis de la voir faire le premier pas.
Mais pensait-elle vraiment à ce que je pensais ? J’espère….

On marchait lentement et main dans la main.
Puis, elle me l’a lâcha et repris ses chips.
D’une voix qui se voulait sensuelle, je lui demanda:

« – Dit… Ma goinfre adorée, peux-tu me donner une petite chips, s’il te plaît ? »

Sasha me regarda d’un air sévère que je ne lui connaissais pas. Des frissons parcoururent mon dos tendis que je déglutis difficilement.

« – Tu n’as pas dit plus tôt que tu n’en voulais pas ? »

« – Heu… non. Je n’ai jamais dit que je n’en voulais pas. Et maintenant j’en veux… »

Elle serra les poings, écrasant au passage, ses chips adorées.

« – Conny je te déteste ! Tu n’auras rien et puis tu…. Tu n’es qu’un abrutis qui ne pense qu’avec sa bite! »

À ces mots qui n’avaient pas vraiment de sens, elle partit en courant sans m’accorder un regard et moi, stupidement, je la suivit tentant de la rattraper en vain. Cela dura une bonne dizaine de minutes avant que je ne parvienne à sa hauteur. On se trouvait à présent, au sommet d’une colline. Puis d’un air joueur, j’essayais de lui prendre le paquet des mains.
Hélas pour moi, Sasha étant plus grande, me narguait en tenant son paquet au dessus de sa tête.

J’étais sur la pointe des pieds et j’essayais désespérément d’attraper le paquet.

Je trébucha soudainement, et tomba lourdement sur ma chérie. Quand aux chips, elles c’étaient envolées pour s’écraser dans l’herbe plus loin.

On était tous les deux cramoisis. Nos soufflent se mélangeaient et nos lèvres n’étaient qu’à quelques centimètres d’écart.
Le silence s’imposa.
Je ne savais pas quoi faire, mes pensées étaient toutes embrumées.
Une seule et unique pensée, me semblait clair: l’embrasser.

Je cria de surprise.

Sasha m’avait mis un puissant coup de genoux dans le ventre. Je tomba sur le côté. Une douleur aiguë se propagea dans tout mon corps. Je me mordis la lèvre violemment, je ne comprenais pas son geste.
Je me tourna vers elle, pour exprimer mon mécontentement.
Elle était à quatre pattes et je constata que son corps tremblait. La colère laissa la place à l’inquiétude.
Puis je vis son paquet de chips. La moitié de celui-ci était renversé dans l’herbe. Je compris sa réaction dès plus violente et lui pardonna. Sa devait être un réel choque pour elle. Je la pris ensuite dans mes bras et la câlina tendrement. Elle sanglotait et me racontait à quel point ces chips voulaient être manger.
Après lui avoir séché ses larmes, on s’asseya l’un contre l’autre, sa tête reposant sur mon épaule.
On resta deux heures dans cette position, faisant notre deuil et regardant le paysage.

Elle me tendit une des rares chips qui avait survécu à la chute.

« – Je m’excuse pour le coup et je t’aime . »

J’étais ému et heureux de son élan de générosité et de ces quelques mots d’amour. J’allais lui répondre mais elle me coupa:

« – Évidemment, j’aime plus les chips que toi… »

Ah~ Et voilà comment tout gâcher…

« – Je t’aime aussi. »

Me voici, Conny Springer, accompagné de ma dulcinée, Sasha Brauss.
Deux jeunes adolescents, aux hormones qui travaillent et dans mon cas, toujours puceau.
Et mes rivales dans tout ça sont les pommes de terre… Déprimant non? Je suis complètement jaloux d’elles, surtout en sachant que jamais je ne pourrai prendre leur place dans le coeur de ma petite amie.

C’est ainsi que se déroula mon premier rendez-vous amoureux…

End…

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